— Y a-t-il de la violence dans le jovialisme ?  Si vous entendez par violence de la brutalité physique ou psychique dont quelqu’un fera les frais, absolument pas ! Mais pour devenir jovialiste, une certaine « violence créatrice » est nécessaire, car elle aide à s’éveiller. En fait, si nous pouvions mettre la même violence dans notre soif d’éveil que celle dont Gengis Khan a fait montre dans ses combats, nous nous éveillerions très vite. Nous devons cultiver en nous la passion de l’absolu, mettre la violence au service de la douceur. Pourquoi ne pas devenir des César avec un mental de Christ ou des Gengis Khan de la douceur ?

 — Comment peut-on désamorcer la violence physique ou psychique autour de soi ? En s’en faisant simplement le témoin impartial. En regardant et en bénissant ; en devenant une conscience observante, au lieu de chercher à intervenir vainement.

 — La liberté est-elle dans le choix ? Non, nous nous divisons quand nous choisissons ; ce n’est jamais être libre que de se diviser. La liberté consiste à se laisser-être et à laisser être les autres. Attention ici, cela ne veut pas dire se laisser aller et, encore moins, se laisser faire. Elle est un facteur de concorde qui nous incite à exprimer notre être profond dans l’harmonie avec le Tout.

 Qu’est-ce que l’être ? C’est le ferment qui fait lever la pâte. C’est un facteur de développement. Notre être n’est autre que notre propre néant surmonté dans la joie. C’est la vie pleine, épanouie, totale. Le regard se transforme en voir ; l’écoute en clair-entendre ; le toucher grossier en palpation multidimentionnelle subtile.

  Est-ce vrai que la mort égalise tout le monde ? C’est vrai, sous le règne de la loi générale ; en effet, tous les hommes meurent, les animaux, les plantes, même les planètes et les galaxies. Toutefois, il est donné à certains humains qui aspirent à l’immortalité de s’éveiller et de parvenir à cristalliser leur être.

 — Pourrait-on parler de vocation ? Oui, mais pas dans le sens religieux du terme. Il s’agit d’une vocation métaphysique. C’est un appel à l’être, de l’être, et par l’être.

 — Que signifie avoir une « confiance hyperbolique » envers son être profond? C’est se maintenir dans un état de certitude absolue où rien ne peut prévaloir contre cet état. C’est une confiance exagérée en son être, qui est le Tout en tout, qui ne laisse place à aucun doute. Il s’agit d’entretenir une confiance inébranlable en son être intime.

 — Pourquoi tant privilégier la création par opposition au travail ? Le travail use, banalise, fait vieillir. Aimer ce que l’on fait est bien, mais faire ce que l’on aime est mieux. Se sentir dans son élément peut être très agréable, mais insuffisant. C’est le plaisir conscient éprouvé à faire quelque chose qui l’ennoblit. La création donne un sens à sa vie, de l’énergie, de la vitalité. La création est une ressource pour soi-même.

 — Est-il possible de devenir plus intelligent, et comment ? Oui, c’est possible, en bénissant notre intelligence. Mais il est possible aussi pour quelqu’un d’intelligent de perdre graduellement son intelligence s’il se tient avec des gens d’intelligence moyenne, s’il lit des livres ne contenant aucune substance en soi, si sa vie est routinière, banale et ordinaire. Un jeune génie en sciences peut devenir ingénieur et passer sa vie derrière un bureau à faire des calculs pour son patron. C’est la création de quelque chose de nouveau qui l’illuminera, qui le rendra célèbre ou plus heureux. M’a-t-on compris ?

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