Vous aimez la beauté? Vous voulez être heureux? Vous recherchez la vérité et êtes prêts à l’entendre? Votre aspiration profonde est louable, puisque qu’elle confirme votre soif d’authenticité et révèle votre désir de permanence !

Le philosophe Thomas d’Aquin disait que le beau est la splendeur du vrai. Effectivement, quand la vérité est absente, ou qu’elle est travestie, elle ne peut qu’engendrer de la confusion chez celui qui la révèle, tout autant que chez celui qui la reçoit et, tôt ou tard, le laid prend la place du beau. Pourquoi ? Parce que l’illusion, le manque de conformité à soi-même, le mensonge et le non-dit enlaidissent. Il en va du bien comme du beau.

S’il n’y a pas un critère bien établi qui permette de se conduire en conformité avec son être, on se retrouve dans le dilemme où était Saint-Paul qui se demandait pourquoi il ne faisait pas toujours le bien qu’il voulait, mais souvent le mal qu’il ne voulait pas. Ainsi se comportent les personnalités confuses ! On devine que si l’esprit ne vit pas dans la clarté, déchiré qu’il est entre sa propre conscience et la conscience morale à laquelle il adhère, il finit invariablement par subir des déformations psychiques qui entravent chez lui le sens de la justesse, de l’harmonie, et de la beauté. Ne dit-on pas que tout royaume divisé contre lui-même périt?

On nous a enseigné la voie de la dualité : « Ne fais pas ceci, c’est mal ; ne pense pas à ça, ce n’est pas bien ! » On nous a déclaré que la conscience morale (issue de la religion) basée sur des interdits, des lois strictes et des préjugés sévères pour empêcher l’homme de sombrer dans le péché, devenait sa sauvegarde sur le plan spirituel. Mais, n’était-ce pas oublier que l’homme possède déjà sa propre conscience, et qu’en elle se trouve la vérité?

Qu’est-ce que la conscience ? La définition classique proposée par le Christianisme prend la forme d’une conscience morale qui, nous le savons, repose sur l’auto-condamnation, l’auto-mortification, l’auto-apitoiement, la culpabilité, la souffrance, le sacrifice, la crainte de Dieu et du péché, en conséquence de quoi la Rédemption se donne comme un moyen d’être sauvé. L’homme, sous le regard sévère de son Dieu justicier, se sent constamment confronté à sa face d’ombre (comme si celle-ci était en opposition avec sa face de lumière), alors que les deux sont inséparables et nécessaires dans l’être.

« Le mal est le fumier dont le bien a besoin pour devenir le mieux ! » déclare André Moreau. Voilà une vérité dévoilée qui vient remettre en question l’idée du mal et de la conscience morale qui a fait des hommes depuis 2,000 ans des êtres peureux, vivant dans la crainte de toute menace possible.

Outre le fait que la conscience soit un espace d’apparition, ce sans quoi ni les hommes ni le monde n’existeraient, elle est également  une faculté accompagnatrice de l’expérience, offrant ainsi à l’homme la possibilité de convertir sa personne en ce qu’elle a à être. Comprenez-vous que si on lui retire l’accès à sa propre conscience pour la remplacer par une conscience morale basée sur des diktats religieux, l’homme ne pourra que se sentir écartelé, déchiré, en proie à une sorte de schizophrénie spirituelle ?

Une personne consciente ne peut ni faire de bien, ni faire de mal  à personne. N’oubliez pas que chacun est toujours responsable de lui-même. Peut-on blesser quelqu’un ou être blessé par quelqu’un ou quelque chose sans notre consentement ? Absolument pas ! Aussi, ce n’est pas d’une conscience morale dont nous avons besoin, mais de développer une éthique  personnelle (conforme à notre conscience) qui nous apprend à obéir à notre être, au lieu de nous soumettre à la loi.

Vous souvenez-vous que nous avons déjà parlé de la bénédiction ? Elle est ici très importante. Relevant  d’un acte d’autorité fait au nom de notre être profond, la bénédiction nous aide à harmoniser ce qui nous entoure, à jeter de la lumière là où il n’y en a pas, nous procurant ainsi le meilleur moyen de vivre en toute confiance sans tenir compte du bien ou du mal.

« Faites ce que vous avez à faire, bénissez, et regardez ce qui arrive. Quoiqu’il advienne, ditesvous que tout est parfait et restez dans la confiance absolue. Votre Être veille! » nous rappellerait notre philosophe André Moreau.

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