Nous nous étions laissés la dernière fois sur des notions concernant le rayonnement de la personne, sur l’importance de la confiance hyperbolique, et nous avions aussi abordé la question de l’être. C’est énorme! Commençons par définir ce que nous entendons par « l’Être ».

En premier lieu, il faut savoir que l’être n’existe pas comme tel! « Être ou ne pas être », a dit Shakespeare. Il n’y a pas de demi-mesure. Il est ici question de notre prise en charge spirituelle.  Ce n’est pas rien.

Nous sommes venus sur terre pour nous accomplir ! Nous ne parlons pas ici d’une réussite sociale ou matérielle qui impliquerait une grande renommée, du prestige, de l’argent en abondance, une grosse maison ou une voiture de luxe. Non, ce dont  nous nous entretenons en ce moment n’a rien à voir avec tout cela. Il est question de ce que nous pourrions appeler la réalisation.

Beaucoup de gens pensent en termes d’avoir : plus ils possèdent de biens matériels, plus ils se sentent importants à leurs propres yeux et, pensent-ils, aux yeux des autres. Ils travaillent très fort, amassent de l’argent, brassent des affaires et ont ainsi l’impression d’être puissants. C’est bien de pouvoir profiter de la vie au maximum, de pouvoir s’offrir de belles choses, nous le méritons tous. Et tant mieux si l’argent nous le permet, car c’est bon d’avoir de l’argent dans nos poches. Nous ne sommes pas ici en train de faire l’éloge de la pauvreté !

Toutefois, nous devons quand même nous poser la question : la réussite sociale, est-ce cela, réellement, qui donne sa vraie valeur à l’homme ? Pensez-y : la valeur véritable de l’homme sur terre, ne consisterait-elle pas, plutôt, en sa réalisation sur un plan supérieur ? Ne reposerait-elle pas sur le fait qu’il puisse accéder à sa vraie dimension, qui est en fait beaucoup plus vaste que ce qu’il croit ?

Serait-il possible que le but essentiel de notre vie réside dans « la conversion de notre personne en ce qu’elle a à être » de façon à pouvoir  mieux définir notre identité supérieure?

La majorité des gens sur terre ont peur de leur propre grandeur, c’est pourquoi ils cherchent l’égalité. Ils souhaiteraient que chacun puisse avoir sa place. C’est bien. Mais voyez-vous, c’est à chacun de faire sa place ! Personne ne le peut pour les autres ! Ce qu’il faut, c’est avoir la passion, non pas de l’avoir, du pouvoir ou de la gloire, mais la passion de l’être ! Il n’y a que ça qui puisse contribuer à donner un sens à notre vie, puisque c’est exactement ce que nous recherchons.

Et pourtant, l’homme du commun n’a pas vraiment le temps de penser à lui. Il est trop pressé ou trop occupé par ses affaires, trop pris par les exigences du monde, de la mode, ou par l’attrait pour le sport qui l’oriente vers la compétition au lieu de l’encourager à présenter son être aux autres. L’homme moyen est esclave de ses gadgets et de ses possessions (la belle voiture, la grosse maison, le fameux cellulaire dont il ne peut plus se passer, les dernières trouvailles en matière de technologie). Il est emporté par le flot des mondanités, de la modernité, de la normalité. Et il croit que la vie se résume à cela !

L’homme, qui n’a pas investi sur son être, passe son temps à se divertir pour échapper à soi. C’est pourquoi il travaille fort (en pensant que son travail donnera un sens à sa vie), va au cinéma pour voir des films d’action ou d’horreur (il a tellement besoin de sensations fortes), se dilue dans les activités sportives de compétition ou encore assiste à des spectacles d’humoristes. Pourquoi ? Parce qu’il a besoin de rire, et de se divertir pour ne pas avoir à se regarder dans les yeux. Seul le sage rit de bon cœur, sans raison apparente, de tout et de rien, parce qu’il est plein de lui-même.

Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire : Moi, je ne peux pas rester deux minutes assis, il faut toujours que je fasse quelque chose ». Il y en a beaucoup qui pensent ainsi! Vous savez pourquoi ? Parce que pour ces personnes, deux minutes en contact avec elles-mêmes leur rappellent leur propre néant. Leur néant d’être ! C’est pourquoi nous parlons tant chez les êtres humains de mal existentiel. Le mal d’être. Le manque d’être !

L’homme, de façon générale, aspire à une certaine vastitude. Il sait au fond de lui-même qu’il y a quelque chose de vaste en lui qu’il pourrait faire grandir. Mais en même temps, il se sent trop confortable dans sa petite routine pour tenter quelque chose qui lui ferait éprouver l’aventure intégrale de sa vie. En réalité, il ne veut surtout pas être dérangé ! Sa personne lui apparaît comme un havre, comme un abri.

Mais voyez-vous, mes amis, la personne, c’est personne ! Ce n’est rien, tant qu’elle n’est pas investie d’être.

Je ne suis pas sans ignorer que cela peut sembler farfelu pour certains ou même troublant pour d’autres. C’est pourquoi nous tenterons d’analyser cela ensemble au cours de nos prochaines capsules beauté.

D’ici là, pourquoi ne pas essayer, cette semaine, de ralentir votre rythme de vie, de vous sentir un peu inutiles, de façon à ne plus être entraînés malgré vous par des tâches accessoires ? Ce simple rappel à soi vous empêchera de courir à droite et à gauche et de vous épuiser en pure perte, en plus de constituer un bon point de départ pour ceux qui auraient en vue de réaliser leur être.

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