Bonjour à tous,

La planète terre, qui représente le plan physique, nous assujettit tous autant que nous sommes à la loi générale. Elle est, comme le disait Mr. Gurdjieff (ésotériste du 20e siècle), la sainte planète du purgatoire !

Pourquoi la qualifiait-il de purgatoire ? Parce que, piégés par la loi générale, nous y souffrons, tant que nous n’avons pas compris l’essentiel. Et pourquoi donc est-elle sainte ? Parce que c’est grâce à elle, et aux limites qu’elle nous impose, que nous pouvons apprendre à devenir vaste et à conquérir notre immortalité. Car, au bout du compte, qu’est-ce qui pourrait le mieux justifier notre passage sur terre, si ce n’est la quête de notre immortalité ?

Or, la Terre est régie par la loi générale, comme nous le savons maintenant. Celle-ci est la loi de l’effort, du sacrifice, de la souffrance et de l’abnégation. Elle est aussi celle du compromis qui nous incite à piétiner nos convictions. Elle représente la voie du plus grand nombre, avec ses conventions et ses interdictions, et maintient l’homme dans l’inconscience, dans l’ignorance et dans le sommeil profond.

Ses deux armes favorites pour le garder sous sa dépendance sont la dévotion envers la patrie, qu’elle lui insuffle sournoisement, et l’amour, qui étend un peu de miel, sur beaucoup de fiel. En effet, telle une truie qui dévore ses petits, elle n’hésite pas à envoyer ses enfants à la guerre, et eux, hypnotisés par son langage, se sacrifient aisément pour elle. D’autre part, en prônant l’importance de l’amour avant celle du bonheur, elle se trouve à anesthésier l’esprit de l’homme en l’amenant à s’oublier pour autrui. Une fois ce dernier décentré par l’amour, il ne s’appartient plus. Pour s’en apercevoir, nous n’avons qu’à penser aux crimes passionnels qu’engendre l’amour, aux meurtres, aux suicides, aux nombreux problèmes de jalousie et de compétition que les humains se créent entre eux quand ils se sentent mal aimés!

La loi générale est celle du cadenas qui emprisonne l’homme dans un réseau de croyances et d’habitudes, et l’empêche de s’élever vers sa plus haute dimension. Elle est celle des banques qui encouragent la consommation à outrance et le crédit facile, rendant ainsi l’homme esclave de l’argent et endetté jusqu’au cou. Elle est aussi celle des compagnies d’assurance qui lui font croire qu’il doit se protéger contre d’éventuels méfaits (ce qui est une aberration, quand on sait que celui qui ne se sent pas menacé n’a pas à se protéger), et du mariage, religieux ou civil, qui entraîne les amants à abdiquer leur liberté par un contrat social bien en règle, les incitant à rentrer dans le rang et à perdre l’esprit de fête qui les faisait se sentir vivants. Elle est également la loi du travail, du rendement et de la compétition, laissant croire à l’homme que par son labeur et la valeur de son portefeuille il se hissera au-dessus de la médiocrité, d’où les divers statuts sociaux.

Bref, partout où la liberté intrinsèque de l’homme est en jeu, la loi générale est là ! Pour mieux le contrôler et l’endormir, cette dernière le berce avec des mots doux tels que confort, sécurité, routine, normalité, bon sens. Et l’homme du commun tombe dans le piège, finit par dormir à poings fermés, et oublie complètement le pourquoi de sa venue sur terre qui est de s’éveiller !

Malgré ce que nous savons maintenant de la loi générale, nous ne devons toutefois jamais tenter de la confronter, sans quoi elle nous anéantirait ! À l’image de notre crocodile qu’il nous faut nourrir pour ne pas être dévoré, nous pouvons la distraire pour nous permettre de la contourner et même l’inciter à nous servir. La seule chance pour l’homme d’arriver à s’en libérer est de s’amuser avec elle en se plaçant sous la loi d’exception, la loi qui en confirme la règle.

Or, qu’est-ce que la loi d’exception ?

C’est une loi ésotérique libératrice. Elle est la clé qui ouvre le cadenas ! Elle représente l’unique façon pour l’homme d’échapper, en quelque sorte, à l’ensemble des influences de la loi générale.

Mais comment ? me direz-vous.

Quand quelqu’un cesse de se désobéir, il s’inscrit dans une dimension qui le positionne à la verticale du monde. Il écoute moins les autres, et s’écoute davantage lui-même. Il ne se demande pas ce qu’on va penser de lui, de ses choix, de ses valeurs. Il impose sa volonté, en douceur, sans avoir à demander la permission pour être libre, conscient et créatif. L’homme qui s’éveille cherche un bouclier pour éviter les chocs en retour (qui ne manqueront pas de le frapper), puisqu’il contredit le système en place.

Pour qui veut s’inscrire sous la loi d’exception, il est recommandé d’apprendre à bénir, car c’est moins à la personne qu’il obéira maintenant, qu’à son être profond.

En étant le plus autonome possible, tous les plans de son activité terrestre seront touchés : le plan financier, le plan social, le plan de vie. Et face aux propositions du système en place qui cherche à le contraindre en l’amadouant, il apprendra à dire : « Non merci ! »

Il devra comprendre également que l’amour représente le piège le plus pernicieux que l’humain puisse connaître. L’homme ne peut aimer véritablement autrui s’il ne s’aime pas d’abord profondément, et s’il ne mise pas avant tout sur le bonheur. N’était-ce pas Louis-Ferdinand Céline qui disait que : «  L’amour est l’infini à la portée des caniches » ? Oui, effectivement : « Pour aimer, il faut être ! », comme nous le rappellerait notre philosophe André Moreau.

Pour ce faire, nous devons commencer par accorder la priorité au bonheur dans notre vie, et je ne vois pas comment nous pourrions y arriver sans nous inscrire sous la loi d’exception. Et le Jovialisme est une voie merveilleuse pour y accéder.

©2018 Jackie Lacoursière | Création du site ChampionWeb.ca

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