Les femmes d’aujourd’hui mettent au monde des enfants qui seront les hommes et les femmes de demain. À quoi ressembleront donc ces humains, de demain? Malheureusement, peut-être est-il temps qu’on en prenne conscience : à des machines! Oui, à des machines. À moins, bien entendu, que les femmes et les hommes d’aujourd’hui se réveillent avant qu’il ne soit trop tard.

Nous entrons dans l’ère des robots! Chaque adolescent ou adolescente qui passe le plus clair de son temps à pianoter sur son I-Pad, I-Pod, Blackberry ou téléphone cellulaire plus de trois heures par jour (ce qui est déjà beaucoup) se prépare à devenir lui-même ou elle-même une machine. « Le Tao n’entre pas dans les machines ! » comme le disait un vieux sage chinois au 6e siècle avant Jésus-Christ.

La machine doit servir l’homme. Non l’asservir! C’est ce qu’elle est en train de faire en ce moment. Nous croyons que nous évoluons rapidement parce que la technologie électronique nous gratifie constamment de nouveaux gadgets, parce qu’il faut pratiquement suivre un cours universitaire pour en arriver à comprendre le fonctionnement de notre télévision, ou parce que notre voiture commence à ressembler à notre salon. Mais attention! Ces gadgets, sournoisement, remplacent peu à peu l’initiative personnelle, la spontanéité créatrice, la pensée, la réflexion, la conscience.

Bientôt, nous ne saurons plus que deux et deux font quatre, à moins de demander à notre ordinateur de compter pour nous. Nous ne serons plus habitués à faire l’amour lascivement dans les sous-bois, à rire de plaisir, à s’érotiser par des regards espiègles, par des jeux lubriques, à être vrais, quoi ! trop habitués que nous sommes déjà aux échanges amoureux virtuels, ou aux condoms, symboles par excellence de nos craintes maladives des virus. Nous n’irons plus dans les cafés simplement pour prendre du bon temps avec nos amis, trop occupés que nous sommes à pitonner individuellement sur notre ordi, ou à leur texter des banalités. Bientôt, très bientôt, l’homme ne sera plus qu’un bipède désincarné, informatisé. Mais où sont donc passés la chaleur humaine, l’esprit de communion avec les autres, le partage serein, l’esprit de fête, de convivialité ?

À plusieurs reprises, depuis le début de ces capsules beauté, nous avons examiné ensemble des thèmes bien particuliers, voire même tout à fait nouveaux pour plusieurs d’entre vous. Tout ce que nous avons vu concernant l’importance dans notre vie de la bénédiction, de la confiance, du fait de savoir que le bonheur sans objet est possible ou que la pensée constitue la réalité parce que dans l’être il n’y a pas de différence entre l’intérieur et l’extérieur, ou encore que la personne, qui n’est rien, doit se convertir en ce qu’il y a de plus vaste en elle pour en arriver à constituer son être, et bien, tout cela relève d’un enseignement supérieur auquel je m’intéresse depuis vingt ans. C’est un enseignement méconnu, dans le sens qu’il est mal connu, mal compris, ou, trop bien compris par certains, ceux qui tirent les ficelles, et qui ne veulent pas, surtout pas ! que chacun devienne son propre maître, puisqu’alors ils ne pourraient plus les contrôler ! Je crois bien que vous avez deviné qu’il s’agit ici d’un enseignement qui vise à sortir l’homme de sa torpeur, de son sommeil, de faire en sorte qu’il révèle sa vraie nature, sa vraie beauté !

Cet enseignement (dont j’ai pu moi-même bénéficier), eh bien, j’ai tenté, tout au long de ces capsules, de vous en exposer certaines de ses facettes. Il s’agit, en fait, d’un système de pensée très vaste, très cohérent. D’un art de vivre, érigé en vision du monde, fondé non plus sur l’esprit de sacrifice, d’effort ou d’oubli de soi, comme on nous l’a proposé depuis 2,000 ans, mais bien plutôt sur la fête, sur la facilité consciente, et sur le rappel à soi.  Non plus sur l’amour, quand on sait que l’amour peut mener aux crimes passionnels, à la jalousie, à l’esprit de possessivité et de compétition, ou encore, à la guerre, quand nos jeunes, par amour pour la patrie, sont prêts à servir de chair à canon et à aller se faire tuer au loin, sous divers prétextes, bien étudiés et orchestrés par des dirigeants invisibles. Non, l’enseignement qu’il est proposé ici mise non plus sur l’importance de l’amour, mais bien plutôt sur celle du Bonheur.

Un homme heureux, qui aime la vie, qui voit en elle la projection de ses propres pensées, ne part pas en guerre, ne tue pas sa femme par jalousie, ne ruine pas sa santé pour de l’argent ! Un homme heureux, tout ce qu’il veut, c’est cultiver son bonheur et continuer à être heureux auprès de ses proches.

Beaucoup de civilisations ont été détruites avant nous. Pourquoi ? Peut-être parce qu’au profit de leurs technologies avancées, ces hommes avaient-ils perdu le sens véritable du bonheur, de la beauté, de la volupté, de l’érotisme, de la fête, du plaisir, de la douceur de vivre.  Bref, de tout ce qui était bon pour eux !

Aussi, verrons-nous, à partir de la semaine prochaine, quel est cet enseignement supérieur qui peut le mieux, à mon avis, aider l’homme et à la femme à devenir maîtres d’eux-mêmes, heureux, à retrouver leur véritable identité. Non plus désormais être soumis à un système matérialiste grossier qui tente constamment de les abrutir à leur insu ; non pas devenir les esclaves des machines qui en feront bientôt leurs serviteurs ; non plus continuer d’être sous l’emprise de certaines de leurs croyances qui les empêchent de se sentir Dieu, de se faire Dieu. Car, ici, vous l’avez deviné, il s’agit d’éveil.  Et l’éveil veut dire : sortir de son sommeil !

Avez-vous assez dormi ?

©2018 Jackie Lacoursière | Création du site ChampionWeb.ca

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