Si vous êtes toujours là, malgré certains propos qui vous ont peut-être choqués ou scandalisés, c’est que, soit vous êtes bien curieux et souhaiter voir où tout cela va nous mener, soit que quelque chose en vous aspire réellement à l’éveil, à la plénitude de votre être. Eh bien, quelles que soient vos motivations, poursuivons et apprenons ensemble à découvrir les diverses facettes du Jovialisme!

« Ne jetez pas des perles aux pourceaux ! » lit-on dans la Bible. Ce qui revient à dire : « Vous, les initiés, abstenez-vous de dévoilez la vérité aux ignorants ; dites-la seulement à ceux qui peuvent l’entendre ! » Curieux, n’est-ce-pas ? André Moreau, le fondateur du Jovialisme (qui est un initié), dit ceci : « La vérité pour tous, même s’ils doivent en crever ! Il vaut mieux mourir en tentant de s’éveiller, c’est-à-dire en reconnaissant son identité réelle, qui est divine, et l’en actualisant dans la vérité, que de vivre endormi dans l’ignorance ! »

Quand le philosophe déclare que le Jovialisme : « C’est le dimanche de Pâques sans le vendredi saint », allégorie qui laisse entendre qu’il n’est pas nécessaire de souffrir pour aller au ciel (comme on nous le fait croire depuis 2,000 ans), mais que le bonheur et le plaisir conscient mènent plus facilement à la délivrance et à l’illumination que la souffrance et le sacrifice, il devient par le fait même (en osant dire bien haut la vérité à tous) le blasphémateur par excellence !

Dites-moi, une religion, une idéologie mystique ou un grand courant spirituel, dits sérieux, dont la mission serait d’orienter l’homme vers sa destination finale (que représente l’état suprême de bonheur), pourraient-il être fondés sur le non-dit ou sur le mensonge ? Sûrement pas ! Mais alors, ces pourceaux, dont parle l’Évangile, qui sont-ils, ceux-là, qui ne mériteraient pas d’entendre la vérité? Les tueurs, les violeurs, les voleurs, les menteurs, les fraudeurs, tous ceux que l’on juge vils ou mauvais ? Probablement. Mais encore ? Les rebelles, les anarchistes, les dépravés, les ignorants, les jouisseurs dévergondés, les fêtards, les vaniteux, les orgueilleux, les sots, les cuistres, les handicapés? Sans doute, également. Et puis, n’y aurait-il pas, au surplus, tous ceux qui, sous divers prétextes, refusent d’entendre la vérité, bref tous les endormis qu’il ne faut surtout pas réveiller ? En fait, tous ces pourceaux, de l’Évangile, à qui il faut éviter de jeter des perles, ça fait beaucoup de monde ! Nous pourrions presque dire : à peu près tout le monde sur cette planète !

La vérité ne serait-elle donc que l’apanage de quelques initiés qui profiteraient, pour ainsi dire, de l’ignorance des autres ?

Voyez-vous, quand une Église enseigne à ses fidèles l’importance de l’amour, de la charité et de la compassion tout en discréditant certaines classes de la société ou en imposant des restrictions et des interdits (sous la menace d’une condamnation), elle se trouve ainsi à inciter ses fidèles à se méfier les uns des autres, à se révolter, à se pointer du doigt mutuellement, à voir chez autrui le mal absolu !

L’homme et la femme, sur terre, quels qu’ils soient, n’ont pas à être condamnés. Ils ont besoin d’appui et de compréhension. Ils ont besoin d’apprendre à être heureux, de connaître le bonheur sur terre, afin d’en jouir et de le connaître à jamais. En somme, ils ont besoin d’entendre la vérité afin de pouvoir s’éveiller.

Et la vérité, selon l’enseignement jovialiste, c’est à peu près tout le contraire de ce qui nous a été enseigné sur nos bancs d’école et à l’église.

Voici quelques exemples. On nous a appris à nous contrôler, à réfréner nos envies, à étouffer nos désirs, de façon à ne pas tomber dans l’excès, à ne pas sombrer dans la démesure, là où l’on risque de se perdre. Et pourtant, quoi de mieux que le contrôle et l’abnégation pour aboutir à la répression de nos sentiments, de nos désirs, de nos aspirations, faisant ainsi de nous des êtres fragiles, vulnérables, insatisfaits de notre sort, révoltés, compulsifs, complexés, souvent déviants et remplis de culpabilité ? Alors que le non-contrôle, le laisser-être, le oui fondamental à ce que nous sommes, la satisfaction de nos appétits premiers, le consentement à soi, à ce que nous sommes, nous procurent du bonheur, de la joie, de la confiance, de la sérénité, de la force. Voilà une vérité dévoilée!

On nous a appris à travailler à la sueur de notre front pour gagner notre ciel, alors que le travail abrutit l’homme, le dévitalise, le fatigue, ruine sa santé, et lui fait perdre le sens de l’essentiel au profit d’un système matérialiste qui se sert de lui pour arriver à ses fins grossières, ou encore de l’Église qui préfère voir l’homme affairé plutôt qu’adonné au plaisir charnel. Voilà une autre vérité !

On nous a appris qu’il nous fallait être bon et tendre la joue gauche si on nous frappait sur la joue droite, c’est-à-dire nous comporter en victimes parfaites en pardonnant aux autres le mal qu’ils nous font. Mais, n’était-ce pas passer sous silence que, chacun est toujours responsable de lui-même (comme nous l’avons vu), et que ce sont nos propres pensées qui constituent notre réalité ? Pourquoi nous plaindre d’un bourreau que nous avons nous-mêmes constitué par nos pensées de crainte ou d’appréhension ? Nous n’avons ni à attaquer ni à nous défendre, seulement décider du sens. Voilà une autre vérité !

On nous a appris que nous n’étions que de pauvres pécheurs, que de simples êtres humains portant en eux la tache originelle, ployant sous le fardeau du péché, qu’il nous fallait nous repentir, prier à genoux un Dieu justicier, menaçant et vengeur, alors que nous sommes des êtres de lumière, que nous sommes purs, divins, et aussi des créateurs de par nos pensées et les vibrations qui en découlent. Bref, nous sommes des dieux endormis et il n’en tient maintenant qu’à nous de nous éveiller. Voilà encore une autre vérité !

Comprenez-vous, quand on réfléchi à tout ceci (à tout ce qui nous a été enseigné et qu’on n’a jamais osé remettre en question), combien nous sommes loin de ces principes qui nous semblent maintenant bien désuets ?

La vérité fait mal à entendre, mais elle honore ceux et celles à qui elle est révélée !

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