Comme convenu, nous poursuivons aujourd’hui notre entretien sur la confiance.

Mais pourquoi donc accorder tant d’importance à la confiance? Parce que dans la vie, elle nous met à l’abri des manifestations négatives des autres (de ceux qui tentent de nous banaliser, de nous ridiculiser ou de nous amoindrir pour se rehausser eux-mêmes) mais surtout, de celles que nous avons nous-mêmes quand nous ne nous faisons pas confiance. Car, si nous nous conduisons comme un mouton prêt à être tondu, nous devenons notre pire ennemi !

Une personne confiante n’abaisse jamais personne, ce qui ne l’empêche pas de juger, c’est-à-dire de positionner les autres, sans quoi elle n’aurait aucun discernement. Elle ne soumet personne au chantage, ne rend jamais personne responsable de ses difficultés non plus. Nous savons maintenant que chacun d’entre nous est toujours responsable de ce qui nous arrive, car il n’arrive à un homme non pas ce qu’il mérite, comme le disait Jacques Rivière, mais ce qui lui ressemble. C’est pourquoi une personne confiante est incapable d’être victime. Elle ne peut pas se sentir victime de qui ou de quoique ce soit, puisqu’elle sait que, selon le philosophe Aristote : « Tout est toujours reçu selon la forme du récipient. »

Or, si quelqu’un « se donne » des expériences douloureuses à vivre, c’est que cela ressemble aux pensées qu’il a eues (ou qu’il aura) afin de comprendre une situation qu’il n’aurait pas compris sans elles, notre mission sur terre étant d’apprendre à devenir vaste, à acquérir de l’envergure, à conquérir notre véritable identité qui est divine.

Mais revenons à la confiance. Voici les mots du philosophe André Moreau, tirés d’un petit livre intitulé La Volonté du bonheur : « La confiance en soi ne connaît pas de milieu. Elle existe ou elle n’existe pas. Quand la confiance existe, elle est tellement puissante qu’il n’est plus permis d’avoir le moindre doute à son sujet. Quand elle n’existe pas, elle ne cesse pas pour autant d’être requise, mais à sa place il y a le doute. » Ceci donne à réfléchir. Si nous saisissons bien ce qui vient d’être cité, nous savons maintenant que nous possédons une grande confiance en nous-mêmes, ou non. Bien entendu, nous ne pensons pas ici à la témérité des aventuriers à l’affût de sensations fortes, qui semblent posséder une confiance à toute épreuve, mais de la confiance en leur être profond que peuvent développer les personnes désireuses de s’accomplir.

Or, si nous manquons de confiance, me direz-vous, comment l’acquérir?

Eh bien, nous dirait encore le philosophe : « En s’acceptant définitivement, en cessant de se justifier aux yeux d’autrui, en assumant ses décisions (même si son premier mouvement consiste à en douter), en acceptant d’avoir des préjugés, de commettre des erreurs, en aimant son corps (c’est-à-dire en cherchant en lui-même le principe d’un équilibre), en utilisant ses échecs comme un tremplin pour parvenir à la réussite. »

Nous devons aussi apprendre à cesser d’avoir peur. Il nous faut savoir jouer avec nos craintes, nos angoisses, nos problèmes. Avez-vous remarqué que dans les films d’horreur, les tueurs et les monstres sont toujours portés à nuire à ceux qui en ont peur ? Pourquoi cela? Parce que les vibrations de peur, d’angoisse et de manque de confiance les excitent ! Dans la vie, nous sommes nos meilleurs amis ou nos pires ennemis. Soit que nous nous avantagions par nos pensées de confiance, soit que nous nous nuisions par celles de doute et d’insécurité. C’est la raison pour laquelle nous devons apprendre à nous favoriser nous-mêmes !

La confiance n’exclut ni la vigilance ni l’impeccabilité. Nous ne parlons pas ici de témérité ou d’arrogance, comme nous l’avons mentionné. Nous ne nous jetterions pas en bas du 10e étage pour épater les autres, sous prétexte que nous nous faisons confiance, n’est-ce-pas ?

Nous devons aussi comprendre que celui qui se plaint, qui gémit continuellement sur son sort, ne vit pas dans l’Absolu. Parce qu’être heureux, c’est être confiant, c’est vivre dans la plénitude de son être ! Celui qui se plaint confirme sa pénurie. Peut-être seriez-vous tentés de me répondre que parfois nous avons raison de nous plaindre, mais c’est que, voyez-vous, en nous plaignant, nous confirmons notre indigence dans notre esprit, ce qui a pour effet de la renforcer davantage dans le réel. C’est aussi, reconnaissons-le, que n’avons pas encore saisi l’idée que nous sommes « toujours » responsable de tout ce qui nous arrive, de par nos pensées et nos vibrations. Nous le savons désormais : aucune injustice ne nous est faite ! Cela peut sembler inadmissible de concevoir une telle chose, j’en conviens, et c’est pourquoi justement la confiance est si importante. La confiance en son être profond ! (Ne serait-ce qu’au cas où ce principe serait vrai…)

Pour acquérir de la confiance, nous devons nous rappeler que même une erreur peut être profitable. Un axiome du Moyen Âge dit ceci: « Celui qui trébuche sans tomber fait un pas plus grand. » Nous devons être fiers de nos erreurs (nous en faisons tous), car c’est grâce à elles, bien souvent, que nous comprenons plus vite. Et puis, mieux vaut encore nos propres erreurs que la vérité des autres !

Or, plus nous acquérons de confiance (je devrais plutôt dire : plus nous nous installons dans la confiance, car elle relève d’une décision), plus nous devenons ainsi capables de belles folies et d’audace. Plus nous démontrons de la dévotion et de la ferveur envers notre être profond, plus, en somme, nous nous en remettons à lui, eh bien, plus nous commençons à rayonner !      

L’homme ou la femme éveillé n’est pas celui ou celle qui raisonne, mais celui ou celle qui rayonne ! 

Celui qui s’en remet à son être et qui peut proclamer, consciemment, que la vie est belle malgré les difficultés et les épreuves qu’elle lui impose, celui-là fait œuvre de sagesse. Sur terre, nous faisons notre possible. Et nous laissons notre être s’occuper de l’impossible. C’est ça la confiance !

©2022 Jackie Lacoursière | Création du site ChampionWeb.ca

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